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Castres
Castres Castres, métropole du Midi-Pyrénées, est une ville au poids touristique avec un capital historique et culturel important.

HISTORIQUE


     En dépit de son origine latine "castrum", la ville n'a pas été fondée par les Romains. L'origine de la ville remonte au IXe siècle avec la fondation d'une abbaye bénédictine. Les moines ramènent les reliques de Saint-Vincent de Saragosse (patron de la ville) pour lesquelles est édifiée une basilique. Castres devient une étape sur l'une des voies vers St-Jacques de-Compostelle : le chemin d'Arles. Au coeur de l'hérésie cathare, la cité ne s'engage pas ouvertement et se soumet à Simon de Montfort. En 1317 elle est érigée en évêché et le reste jusqu'en 1790. Durant les Guerres de Religion, Castres, bastion huguenot, devient place forte.

Henri IV établit à Castres la Chambre de l'Edit, tribunal composé de juges catholiques et protestants afin de rendre une justice équitable. C'est le début de l'une des périodes les plus fastes. De beaux hôtels particuliers sont construits et participent à la renaissance de Castres (à voir les rues : Gabriel-Guy, Chambre de l'Edit, Victor-Hugo, Montlédier, Sabaterie, Boursiers, Frédéric-Thomas..). Une Académie Littéraire est créée par un collectif d'érudits locaux. A l'essor culturel s'ajoute la prospérité : par le travail des artisans de la laine, du cuir et du papier, Castres affirme sa vocation textile. Le XVIIe siècle lègue de remarquables ensembles, en particulier le Palais Épiscopal, oeuvre de Jules Hardouin- Mansart, qui abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville et le Musée Goya. Il est prolongé par un jardin à la française dessiné selon les plans d'André Le Nôtre.


Photo : les jardins de l'évêché (1676), l'hôtel de ville et le musée Goya:
Ce sont des jardins à la française dessinés par André Le Nôtre, composé de six parterres dont les deux principaux représentent une fleur de lys composée de volutes, palmes et arabesques.

Au XIXe siècle, la ville poursuit son industrialisation et son développement avec de nombreux aménagements : elle se dote d'une grande place Royale (aujourd'hui Jean-Jaurès), et d'une halle place de l'Albinque. L'année 1859 voit la naissance de Jean Jaurès. En 1893, Castres un legs constitué en particulier de trois huiles sur toile du maître aragonais Francisco de Goya y Lucientes. Le musée qui les abrite prend l'appellation de Musée Goya en 1947. Il est aujourd'hui le deuxième musée d'art hispanique en France après le Louvre.


LA VILLE ACTUELLE


       Avec 46 000 habitants, Castres est aujourd'hui la ville centre de la Communauté d'Agglomérations Castres-Mazamet qui regroupe seize communes et compte 85 000 habitants. Les savoir-faire traditionnels des filières textile, granit et bois côtoient des activités plus récentes comme la mécanique, la pharmacie, la cosmétologie. Créés en 1961, les Laboratoires Pierre Fabre constituent un groupe de 8 400 collaborateurs implantés dans plus de 130 pays. Ville de rugby avec le Castres Olympique, Castres est également ville de garnison avec la présence du 8e Régiment de Parachutistes d'Infanterie de Marine.
D'importants travaux vont permettre la mise en valeur du patrimoine architectural et urbanistique : restauration de N-D de La Platé, du Musée Goya et du Beffroi, restructuration de la place Jean-Jaurès, et de l'hyper-centre.

 

 

 

A VOIR :


ÉGLISE SAINT-JACQUES (XIVE-XVIIE) :
Elle rappelle le passage des Pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

CATHÉDRALE SAINT-BENOÎT (XVIIE) :
A l'intérieur, peintures de l'Ecole Toulousaine des XVIIe et XVIIIe siècles.

TOUR SAINT-BENOÎT (AN 1100) :
La tour romane est l'unique vestige de l'abbaye initiale.
C'est l'un des plus anciens édifices de la cité.

ANCIEN PALAIS ÉPISCOPAL (1669-1673) puis MUSÉE GOYA (XIXE) :
Palais Classique du XVIIe construit d'après Jules Hardouin-Mansart.

THÉÂTRE MUNICIPAL (1904) :
Théâtre à l'italienne, de style Art Nouveau, sa capacité est de 600 places. A voir à l'intérieur : les peintures murales de Jean-Paul Laurens.

 


Photo : maisons sur l'Agout (XIVE-XXE) et coche d'eau ‘Le Miredame' :
Construites au Moyen-Âge par les artisans tisserands, tanneurs, papetiers et parcheminiers ; ces façades colorées se reflètent dans l'eau de la rivière et constituent aujourd'hui l'image emblématique de Castres. Le petit plus : les éclairages installés, qui donnent à l'ensemble une dimension surprenante.

 

HÔTEL DE PONCET (XVIIE) :
Somptueuse loggia renaissance ornée de beaux éléments décoratifs : cariatides et atlantes sculptés, escalier monumental, rampe du XVIIIe.

HÔTEL DE VIVIÈS (1598) puis CENTRE D'ART CONTEMPORAIN (1986) :
Hôtel Renaissance dont Le corps de logis principal est flanqué d'une tour abritant un escalier monumental.

ÉGLISE DE LA PLATÉ (1755) :
Belle façade baroque. Le clocher comporte un carillon de 33 cloches, animé tous les jours de 11h45 à 12h.

HÔTEL JEAN OULÈS (1620) DIT DE NAYRAC :
De style Louis XIII, il fut construit par un négociant drapier fortuné qui s'est inspiré de l'architecture toulousaine durant l'époque de la renaissance.

CENTRE NATIONAL ET MUSÉE JEAN JAURÈS (1988) :
Il retrace la vie et l'oeuvre du grand tribun né à Castres en 1859.

 

 

Sources: « Ville de Castres »


Sylvain S. pour epik-art

COORDONNEES

Avec l'aimable collaboration de Madame B.Arlabosse et de l'ensemble de:
L' OFFICE DE TOURISME DE CASTRES EN HAUT-LANGUEDOC TARNAIS :
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