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Parthenay cherche partenaires particuliers
Tout commence par une annonce. C’est décidé, cet été mon hôte sera beau et cultivé, expérimenté et chaleureux. Il me servira le gîte et le couvert, me glissera des chansons à l’oreille et m’enthousiasmera dès le réveil. Pour finir, il faut choisir… Parthenay sera mon guide !
Et c’est parti ! Mes valises en main, je m’en vais rejoindre mon Parthenay à 50km de Poitiers. Il m’accueille, porte de la citadelle grande ouverte, et pointant son Horloge, me fait remarquer l’affront de mon retard. Après avoir déposé mes affaires à l’hôtel, il m’emmène découvrir les restes de son vieux château avec la tour de la poudrière et la tour d’Harcourt, la bastille de Richemont et le boulevard d’artillerie. Son enceinte médiévale est parcourue d’un si grand nombre de vestiges qu’on la surnomme « la Carcassonne de l’ouest ». Main dans la main, nous parcourons la rue de la Vau Saint Jacques, ce quartier médiéval aux artisans d’art, avec ses maisons à pans de bois et goûtons aux pommes du marché médiéval. Ce lieu de passage du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle dispose de beaucoup d’édifices religieux dont l’église de Parthenay le vieux, Notre Dame de la Couldre avec son magnifique portail roman et la porte Saint Jacques sont classés monuments historiques. Nos pensées déclinant vers nos ancêtres, nous partons faire un tour au couvent des cordeliers, à la Maison Dieu et à la maladrerie également appelée léproserie. Mais pas de repentance, il est temps de faire bombance ! Sis dans un charmant restaurant, nous commandons un farci poitevin accompagné d’un délicieux pineau des Charentes. Mon compagnon me raconte que c’est au Moyen Age qu’il naquit, la cité se partageant en basse et haute ville, située sur un éperon rocheux surplombant la rivière, avec en contrebas le Prée, cette prairie inondable. Des faubourgs jouxtent chaque porte de la ville. Ses seigneurs étaient de puissants barons, et Parthenay fut témoin de la rencontre entre Saint Bernard et le Duc D’Aquitaine Guillaume, qui se convertit au catholicisme. Plus tard, l’économie locale fut dominée par le textile, la tannerie et le commerce de bestiaux, tandis que le 19ème siècle fut le temps de la faïence, en témoigne le musée municipal Georges-Turpin, et celui des industries mécaniques. Leçon d’histoire apprise, mon romantique Parthenay m’emmène à la rencontre de sa voisine la campagne. Etangs et forêts sont ici synonymes de paix et beauté. Une petite randonnée me dégourdit vite les jambes. De retour chez lui, mon hôte continue le jeu de la séduction et m’apprend qu’il fut sacré capitale du pays de gâtine. Envoûtée, je ne m’attends pas à ce qu’il me fasse d’autres surprises, mais c’est sous estimer ses qualités ! L’un contre l’autre, c’est lui qui mène la danse lors du festival « de bouche à oreille » avec ses musiques traditionnelles, ainsi qu’aux Nouvelles Pistes Artistiques Inclassables (NPAI). Il m’hypnotise au Festimages, ce festival de cinéma et de court-métrage amateur, et me fait rire au Festival Ludique International de Parthenay (FLIP), l’un des plus grands festivals de jeux dans le monde et le plus important en France. Loin des festivités et de retour au calme, Parthenay m’offre un privilège en me dévoilant sa collection archéologique. Le soir, dîner aux chandelles oblige, mon compagnon me cuisine avec amour un plat de pâtes Panzani, première marque de pâtes créée en face de la gare de Parthenay par Jean Panzani et son épouse ! Décidemment, mon Parthenay ne manque pas d’atout ! Fin cordon bleu, drôle, vivant, beau, riche, charmeur, mystérieux, espiègle et imprévisible… Moi conquise ? Je reste ! Article publié par Aurélie Thérouanne Epik-art le portail d’artisanat d’art
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