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Le 9ème art s’est imposé à Angoulême en 1974. Son histoire remonte en 1972, lorsqu’une exposition intitulée Dix millions d’images a rencontré un vif succès. Tout le petit monde de la bande dessinée s’est retrouvé emporté dans un tourbillon euphorique qui dura 15 jours. A la suite de cette réussite, la municipalité décida de créer officiellement un salon honorant la bande dessinée. La première édition fut inaugurée le 25 janvier 1974, et les heureux visiteurs eurent le loisir de côtoyer des auteurs tels que Franquin, Tillieux, Kutzman, Hogarth… Alors qu’entre 1973 et 1978, Gotlib, Bilal et Hergé décidèrent à leur tour d’y participer. Devant l’ampleur et le succès croissant de la manifestation, Angoulême devint vite la représentante officielle de la bande dessinée. 1982. le 9ème art français voyage et séduit par delà les frontières par le biais d’une exposition à New York. En 1990, l’aspect international et professionnel du salon est renforcé par la création d’un marché international des droits qui permet aux éditeurs de négocier l’achat et la vente de droit d’utilisation de la bande dessinée. En 1993, Frank Margerin (Lucien) et Morris (Lucky Luke) sont maîtres de cérémonie en présence de Franquin et Eisner. Trois ans plus tard, une vaste action de promotion est menée à l’étranger. De grandes expositions sur la bande dessinée européenne voyagent aux Etats-Unis durant un an environ, mais se rendent également dans différentes régions asiatiques. En 1999, avec l’ouverture sur les nouvelles arrivées technologiques, le festival consacre un espace important aux multimédias, et l’année suivante il rencontre un vif succès grâce à l’exposition « Trait de génie » en hommage à Jean Giraud, à son nouvel espace cyberbédé et son exposition virtuelle. En 2001 et pour la première fois, une femme est mise à l’honneur. Il s’agit de Florence Cestac. Le Japon est invité au festival, alors que la bande dessinée africaine et la Suisse sont aussi mises en valeur. Une opération d’informations sur les voies d’accès aux métiers de la BD est établie. Cette année là, le festival connaît un record de fréquentations. L’année suivante, l’engouement médiatique envers l’événement est considérable. 2003 marque un tournant dans l’histoire du festival. On peut enfin rencontrer des auteurs internationaux. Deux ans plus tard, Zep est l’invité attendu du festival, et fidèle à l’image de ses créations, il transmet son énergie à cette nouvelle édition qui organise également des concerts de dessins et attribue un espace permanent aux mangas afin de promouvoir et faire découvrir la bande dessinée asiatique. Alors qu’un court métrage de fiction réalisé par les requins marteaux fait acte de nouveauté en 2006, l’édition actuelle accueillera Brigitte Fontaine pour un spectacle mis en images live par Blutch. Un nouvel espace sera dédié à l’édition indépendante intitulé « Le Nouveau Monde » et les visiteurs auront la possibilité d’approcher plus facilement ses artistes majeurs. La Chine sera pour cette 35ème édition mise à l’honneur, dans le Pavillon-Chine. 50 personnes en délégation ainsi que des fonctionnaires de haut rang du gouvernement central entoureront la vice-ministre chinoise de la culture, Mme Meng Xiasi, qui fera acte de présence le vendredi 25 janvier, lors de la journée chinoise. Wu Guan Ying, concepteur de la série de mascottes incarnant les prochains JO de Beijing nous honorera également de sa présence. Le festival international de la Bande Dessinée d’Angoulême vit avec son temps. Adaptation aux nouvelles technologies, ouvertures sur d’autres cultures, l’art est universel et s’apprend à Angoulême.  Article publié par Aurélie Th Epik-art le portail d’artisanat d’art |