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Maintenant que vous avez enfilé votre tenue de combat, repérons les lieux. La boussole indique le nord de Paris et pointe vers la Picardie . Nombre d’habitants ? Près de 60 000. Notre bon vieux druide, après quelques tours de passe-passe, remonte dans le temps et nous conte l’histoire de Beauvais : autrefois appelée Caesaromagus (« Le marché de César »), elle fût une contrée gallo-romaine importante jusqu’au III° siècle. Pour la protéger encore et toujours de l’envahisseur furent érigés des remparts d’une hauteur de dix mètres. Menacée par l’assaut de Charles Le Téméraire, Beauvais est sauvée par la vaillante Jeanne Hachette en 1472. Fichtre ! Les pouvoirs de la potion s’amenuisent… Heureusement, un jeune espion envoyé en éclaireur nous informe que la ville est riche de visites et que la voie est libre. Etes-vous prêts ? Suivez le guide ! Notre reconnaissance dans cette ville d’Oise commence par la magnifique Cathédrale Saint-Pierre. Ce chef-d’œuvre de l’architecture gothique présente deux particularités : tout d’abord, son chœur, qui est le plus élevé du monde, mais aussi sa nef, incomplète et intrigante. Encore plus surprenant : lors de la Seconde Guerre Mondiale, Beauvais fût, avec Le Havre, la ville la plus touchée par les bombardements. Ne restait plus alors que la cathédrale, intacte, au milieu des ruines. L’Eglise Saint-Etienne, quant à elle, regorge de curiosités : sculpture représentant la vie de l’homme sur l’un de ses portails, vitraux qui vous laissent sans voix, un superbe représentation de Sainte, elle mélange aussi les styles gothique et roman. L’Eglise de la Basse-Œuvre est la plus ancienne de Beauvais (X° siècle). Le son d’un clairon ! Il faut se diriger au pas de course vers la rue Saint-Pierre. Nous découvrons ici un symbole fort de l’économie beauvaisienne d’autrefois: la Galerie Nationale de la Tapisserie. Inaugurée en 1976, elle s’appuie sur les contreforts des remparts de la ville et présente de superbes expositions de tapis, de tapisserie et de meubles du Mobilier National, rendant à la ville toute sa gloire. Non loin de là, un autre musée, départemental celui-ci, a pris place dans l’ancien Palais Episcopal et date du XVI° siècle. Pour récupérer notre souffle, marchons un peu dans les rues de la ville. Nos yeux se lèvent pour admirer les nombreuses maisons datant du XII° au XVI°. A côté de l’Hôtel de ville, nous rencontrons une figure familière : ici se tient la valeureuse statue de Jeanne Hachette, resplendissante. Comme vous l’aurez remarqué, tout ici semble dater du Moyen Age, qu’il s’agisse de bâtiments d’époque ou du résultat du travail assidu des restaurateurs. Même le centre hospitalier La Maladrerie Saint Lazare date des XII° et XIII° siècles ! Pourtant, Beauvais est une ville ouverte sur le monde et la culture. En témoignent les divers festoiements organisés tout au long de l’année : les Rencontres Internationales d’Ensembles de Violoncelles au mois de Mai, les Scènes d’Eté de juin à septembre ou encore le Festival du Cinéma en novembre. Vous avez été bien attentifs chers soldats. Pour vous glorifier de cette remarquable attitude, Epik’Art vous convie à sa tablée afin de faire bombance. Au menu ? Uniquement de quoi reprendre des forces : flamiche picarde , brioche locale et quelques lichées d’hydromel… Il est temps pour nous de nous séparer et de rejoindre nos bastions respectifs. Mais gare à vous, rendez-vous dans quelques temps dans la charmante contrée de Beauvais ! Inutile de fuir, où que vous alliez, nous vous retrouverons… Article rédigé par Cathy P. Epik’Art, le portail de l’artisanat. |