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Obernai
Nouvelle étape en Alsace pour la compagnie Epik’Art. C’est avec joie que nous nous apprêtons tous venir à la rencontre d’Obernai, petite ville incarnant parfaitement l’idée que l’on se fait de l’Alsace : Maisons à colombages, vignoble, bonne chair et même cigognes seront au rendez-vous !
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Nous entamons notre visite par la place du marché située au cœur de la ville. Depuis cette place, nous pouvons contempler quelques uns des plus beaux monuments de style renaissance de la ville ainsi que la fontaine Sainte Odile. Au loin, nous apercevons la halle aux blés. Curieusement, ce bâtiment, construit en 1554 abritait alors une boucherie ainsi qu’un magasin de sel et le kaufhaus (la douane).
A l’opposé de la place, le kappellturm, le beffroi de la ville, nous contemple du haut de ses 60 mètres de grès rose. Soudain, ses cloches se mettent à carillonner : « ding dong ! » entonnent-elles comme pour nous inciter à poursuivre notre visite.
Entraînés par ces joyeux tintements nous parvenons devant le magnifique hôtel de ville bâti dans un mélange de style gothique et renaissance. Cette étrange association a pour résultat un édifice original orné d’une superbe balustrade et d’un oriel tout à fait surprenant.
Enfin, nous laissons derrière nous la place du marché et ses richesses pour nous rendre à l’église Saint Pierre et Saint Paul. Ses deux flèches pointent le ciel semblant nous indiquer la voie pour un monde meilleur. Cependant, ce n’est pas le chemin que nous prendrons aujourd’hui. En effet, c’est dans le chœur de l’église que se trouve l’objet de notre visite : l’autel du Saint Sépulcre. Daté de 1504, ce chef d’œuvre nous narre la résurrection du christ alors qu’il est entouré de femmes au dessus de son tombeau. A notre sortie, des claquettements se font subitement entendre au dessus de nos têtes. Intrigués par un tel bruit nous levons nos nez pour apercevoir un couple de cigognes perché sur un toit. La grâce de ces oiseaux, symbole de l’Alsace, nous enchante un bref instant avant de nous laisser replonger dans la réalité.
Direction le rempart du Maréchal Foch, et au pas de course s’il vous plait ! « Une deux, une deux… ! » Toutefois, notre rythme militaire est vite laissé de côté à la vue des maisons qui s’élèvent de chaque côté des rues que nous empruntons : de magnifiques demeures à colombages, aux balcons fleuris de géraniums et au charme indéfinissable jalonnent notre parcours et nous font faire un retour vers le passé. On imagine alors aisément la ville telle qu’elle devait être il y a plusieurs siècles.
Subitement, il se dresse devant nous : majestueux et imposant le rempart protège la ville d’éventuels envahisseurs. Très bien conservé, il possède encore des tours en parfait état : les ennemis de la ville n’ont qu’à bien se tenir !
Ici pourrait s’achever notre visite d’Obernai, mais en Alsace on n’a jamais vraiment visité une ville si l’on n’a pas testé au moins une de ses winstubs. Ces restaurants traditionnels, dont le nom signifie « salle à vin », sont une étape incontournable. La cuisine locale accompagnée de crus tout aussi locaux excite nos papilles et nous incite à nous restaurer goulûment avant de reprendre la route pour une nouvelle destination.
Article publié par Céline A. Epik’Art, portail de l’artisanat d’art
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