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Arles
Avec une histoire de plus de 2000 ans, Arles dispose d’un patrimoine antique et roman impressionnant. Non contente d’être une ville d’art et d’histoire, Arles est aussi la commune la plus étendue de France avec une superficie équivalant à Paris et les 3 départements de sa proche banlieue réunis. Ce vaste territoire nécessite donc bien une petite visite guidée dont seul Epik’Art a le savoir-faire.
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Arles d’abord lieu d’habitat celte puis colonisé par les grecs devint ensuite romaine par la grâce de César. C’est alors le premier âge d’or de la « petite Rome des Gaules » qui sera un des principaux centres religieux du début de la chrétienté. Arrive une période sombre pour la ville, ou les invasions du haut moyen-âge la rendent meurtrie et ruinée. C’est au XIIème siècle que la ville renaît comme en témoignent ses splendides monuments médiévaux. C’est à cette époque et sur tout le siècle qui suit qu’apparaitra la construction d’innombrables hôtels particuliers qui font aujourd’hui encore le charme du centre ancien. De nombreux monuments romains et romans classés par l’UNESCO sont donc à y découvrir. Un petit tour d’horizon s’impose donc.
Prenez vous pour un gladiateur dans les fameuses arènes (Amphithéâtre Romain). Il est maintenant temps de mettre votre brutalité de côté en vous rendant au Théâtre antique. Vous pourrez prolonger votre parcours vers le cirque romain, dont les restes abritent le Musée départemental Arles antique, ainsi que du côté des cryptoportiques et du cloitre Saint-Trophime. Besoin d’un rafraichissement ? Les Thermes romains sont aussi visitables. Allez également faire un tour du côté des Alyscamps. Sur le chemin d’Arles, aussi appelé voie d’Arles ou via Tolosana, ce sera à vous de choisir laquelle des 3 voies qui s’offrent à vous mène à Saint-Jacques de Compostelle. Ayant traversé les siècles, Arles regroupe par ailleurs de belles constructions des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles. Il n’est ainsi pas surprenant d’apprendre que la ville est classée « ville d’art et d’histoire » depuis 1986 et fait partie du réseau AVEC (Alliance des Villes Européenne de la Culture).
Outre la visite des édifices historiques n’hésitez pas à vous instruire au sein du Musée départemental d’ethnographie Arlaten ou du Musée Réattu dédié à la peinture et photographie d’artistes modernes et contemporains avec notamment la présence de Picasso et d’Edward Weston. Arles est aussi la ville à l’origine de la période la plus productive de Vincent Van Gogh. La ville et sa luminosité ont sans contexte été des sources d’inspiration formidables pour l’artiste. Cependant aucune œuvre de l’artiste n’est exposée dans la ville même si sa présence s’y fait sentir.
A la croisée des chemins Arles est par conséquent un carrefour culturel. Ayant bénéficié d’un passé déjà très artistique et culturel pendant des siècles via son théâtre, son cirque et ses arènes, la ville a toujours été ouverte aux cultures méditerranéennes dans tous les domaines de la création. Arles met donc en avant son goût pour la musique, la photographie et la littérature via de nombreux lieux dédiés et initiatives, ainsi que le théâtre via ses 2 salles du théâtre d’Arles et du théâtre de la Calade. Les traditions sont aussi mises à l’honneur avec un certain nombre de fêtes qui viennent rythmer l’année : la feria de Pâques, les rencontres photographiques, le festival de musiques « Les Suds à Arles », le festival du film Peplum, le Forum Lyrique, les journées de la harpe, le salon des santonniers…
Besoin d’un divertissement typique ? Ame sensible s’abstenir ! L’art de la corrida s’offre à vous ! En Camargue le taureau est roi et la tauromachie s’avère être une véritable institution. C’est autour de ce fameux animal que vivent les traditions de cette culture qu’il s’agisse du taureau camarguais, véritable héros de la course camarguaise ou du toro brave issu de la race espagnole qui combat dans l’arène lors de la Corrida. La course camarguaise ou course libre se résume à fixer une cocarde sur les cornes du taureau et des primes seront attribuées à celui qui la décrochera. Les participants sont appelés les raseteurs et sont vêtus de blanc. Contrairement à la corrida c’est le taureau qui est mis à l’honneur et non pas l’homme, même si parmi les raseteurs il y en a de très célèbres. Ces taureaux sont de véritables héros, qui effectuent parfois de véritables carrières et dont l’apogée peut se solder par des statues à leur gloire dans les villages. Vous pourrez assister à deux Corridas par jours lors de la Feria de Pâques ou de la Feria du Riz. Chaque année, avant la Feria, "L'espace Toro" permet de voir les taureaux des corridas et de découvrir les différentes formes de la tradition taurine dans le sud de la France. De plus il existe à Arles une école taurine qui enseigne les rudiments de la tauromachie à une trentaine d'élèves, ainsi qu'une école de course camarguaise.
C’est le samedi ? Accordez vous un moment de flânerie sur un des plus beaux, mais aussi un des plus grands (étendue de 2 kilomètres) marchés de Provence. Fruits et légumes, fromages, fleurs et épices, viandes et poissons, miel, tous les produits frais et les produits régionaux que l’on prend plaisir à déguster sont présents sur le marché d’Arles. Bonne visite avec Epik’Art et gare au taureau ! Article publié par C.E. HARFAUT Epik’Art, le portail de l’artisanat d’art
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