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Peu de communes ont autant été liées à l’Histoire de France que Péronne. Elle fût, dès l’époque mérovingienne, une place forte de rébellion. Son récit est tumultueux et les rues de la ville ont souvent été dévastées. Cet endroit-clé de notre pays vît passer la quasi-totalité des rois de France. Charles III y mourut en 929, Charles Le Téméraire y extorqua un traité à Louis XI, elle manqua aussi d’être assiégée par Charles Quint en 1536 et connût la ratification du traité rattachant la Principauté de Monaco à la France un siècle plus tard. Voici pourquoi elle est surnommée « Ville Royale ». Du Moyen Age à l’époque contemporaine, Péronne subit les affres des guerres et ne connaît que bien peu de repos. En remerciement de sa loyauté et en dédommagement des tords causés, elle fut autorisée à apposer deux croix de guerre et le symbole de la Légion d’honneur sur son blason. La statue de Marie Fouré, héroïne de la ville lors du siège de Charles Quint, nous accueille devant les restes de l’Eglise Saint Jean-Baptiste. Presque entièrement détruite pendant le Grande Guerre et touchée par la Seconde, il ne reste guère plus que sa magnifique façade de style gothique flamboyant et une peinture murale intitulée ironiquement « La Bonne Mort ». Péronne est également célèbre pour son Monument aux morts dédié aux victimes de la première Guerre Mondiale. Construit en 1926, « La Picardie maudissant la guerre » représente une femme dressant le poing au-dessus d’un soldat mort. Deux autres constructions rappellent l’histoire de Péronne : le Monument Marin Delpas commémore la défense de la ville et sa chute lors du siège Prusse au XIX° siècle, et le Monument australien qui retrace la prise héroïque d’un quartier de Péronne par les soldats australiens en 1918. Pour en savoir un peu plus sur l’histoire de cette ville, rendons-nous dans l’ancien château médiéval qui abrite l’Historial de la Grande Guerre. Comme son nom l’indique, il est entièrement dédié aux œuvres de la Première Guerre Mondiale, présente les pays déchirés par ce conflit, leurs points de vue et leurs raisons profondes. L’autre musée de la commune est le Musée Alfred Danicourt, fondé en 1877 par l’ancien maire de Péronne et dont il porte le nom. Entièrement détruit et pillé par les Allemands entre 1916 et 1918, il ne récupérera ses chefs-d’œuvre qu’en 1941. On y trouve l’une des plus belles collections de pièces de monnaie gauloise, du mobilier mérovingien, de l’orfèvrerie ainsi que quelques uns des plus beaux tableaux illustrant la peinture picarde des XIX° et XX° siècles. Mais arrêtons-nous quelques instants sur le château médiéval de la ville. De ses portes, il n’en reste qu’une : la Porte de Bretagne, qui fut, elle aussi, endommagée par la guerre mais, grâce au soutien du Service des Monuments Historiques, elle obtient son classement et sera sauvée de la destruction. Ses remparts sont également les témoins des ravages du temps et des époques car il faut noter que la ville était encore entièrement fortifiée au début du XX° siècle. Ne manquons pas non plus de profiter de la Picardie en faisant une douce et relaxante balade sur étangs qui bordent la ville et, pour nous reposer de toutes ces visites, pourquoi ne pas goûter aux spécialités locales ! Culture, histoire, nature et gastronomie… Péronne sera le lieu idéal pour combler toutes vos envies ! Article rédigé par Cathy P. Epik’Art, le portail de l’artisanat. |