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Bienvenue chez les Berguenards !
Mise en avant par le second film d’un comique Nordiste, Bergues ne pouvait que se trouver sur l’itinéraire des visites des villes du Nord d’Epik’art.
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Lundi de février. Nous apercevons deux tours sur une colline, nous apprendrons par la suite qu’il s’agit des vestiges de l’abbaye Saint-Winoc. Nous nous lançons dans la découverte d’une ville qui donne l’impression de ne pas avoir subi les dommages du temps. Ce n’est qu’une apparence, son célèbre beffroi fut totalement détruit lors de la Seconde Guerre mondiale par exemple. Cette vérité est confirmée par les remparts qui ceinturent la commune. Ces derniers ont été fortifiés au fil des siècles jusqu’au XIXe siècle, ce qui confirme son rôle militaire, comme nous l’indique la brochure de l’Office de tourisme. Nous ne pouvons dès lors que nous égayer en cherchant les différents niveaux temporels de construction. L’occasion nous est ainsi donné de remarquer les différentes portes à l’intérêt non négligeable : la Porte de Cassel construite sous domination française où est présent un bas-relief du soleil, ou encore la Porte de Bierne édifiée sous domination bourguignonne au XVe siècle. Nous continuons notre promenade au sein de la « colline verte ». « Bang », c’est le carillon du beffroi classé au patrimoine mondial de l’UNESCO qui sonne comme tous les quarts d’heure. Il est 10h15, nous nous dirigeons vers la Grand’Place où se situe l’édifice. Durant ce trajet nous remarquons en regardant les façades des maisons qu’elles sont toutes construites en brique jaune. Sur certaines apparaissent des mascarons, des petites chapelles ou encore les dates de construction. D’après la brochure, Bergues est appelée « l’autre Bruges des Flandres ». Lundi est jour de marché. Quelle aubaine, nous allons pouvoir acheter quelques fromages de Bergues, saucisses de Bergues – héritées de la domination espagnole – et autres bière et pavé de Bergues. Un tel jour nous complique quelque peu la possibilité d’admirer à leur juste valeur les multiples monuments qui encerclent la place. Ce n’est pas grave, des monuments dans une ville morte seraient considérés comme des vestiges, ce qui n’est pas le cas. Le beffroi donne la folie des grandeurs une fois le regard posé sur la girouette appelée Saint-Nicolas. Pour nous calmer, nous marchons de nouveau pour nous retrouver nez à nez avec l’Hôtel de Ville où figure sur la façade le portrait du roi espagnol Philippe IV en bas-relief entourée de la Toison d’Or. « Bing », le carillon nous surprend, le temps passe, nous quittons la Grand’Place pour nous diriger vers le Mont de Piété de style architectural flamand dont la couleur rougeâtre tranche avec la brique jaune à laquelle nous nous étions habitués. De nos jours, il abrite le musée de la ville où des œuvres d’art trônent fièrement comme « le Vielleur au Chien » de Georges de La Tour ou encore de nombreuses peintures de moulins symboles du Nord-Pas-de-Calais. Nous n’étions pas vraiment intéressés mais sachez qu’au troisième étage est présente une collection ornithologique. Nous n’avons décidément pas de chance, une fois de plus nous ne pouvons assister aux diverses manifestations culturelles d’une ville du Nord. Ce qui veut dire : pas de géant Lamartine, ni de Saint-Martin par exemple. Mais nous vous assurons que ces évènements valent le détour. Profitant des innombrables fleurs présentes sur le territoire, on en profite pour en cueillir une. Nous flânons encore quelques heures dans les rues de Bergues profitant de la douceur de cette fin d’hiver avant de reprendre l’eau en direction de nouvelles aventures « epik’artiennes ». Article publié par Manuel P. Epik'art, le portail de l'artisanat |
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