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Une couronne sur la tête, un sceptre à la main, me voici qui me prend pour le grand Raoul. La tête haute, le regard fixe, je me pavane dans les rues avec la plus grande fierté. Absorbée par mon personnage, je m’écrie à tue-tête : « c’est moi, Raoul le Large qui fit édifier ce château que vous apercevez ! » A mon image, il est grand, fort et domine la ville qui lui doit son nom. Les touristes me regardent et sentant monter la gène, je me débarrasse finalement de ma panoplie royale. Mieux vaut-il rester sérieux pour continuer notre visite sur un plan culturel. Je me dirige plus discrètement vers l’Hôtel Bertrand. Ce bâtiment doit son nom au général Henry-Gatien Bertrand, grand Maréchal du Palais sous l’Empire, fidèle compagnon d’exil de Napoléon à Sainte-Hélène. Il domine le Couvent des Cordeliers qui fut construit au 13e siècle sur le modèle des maisons de l’Ordre Franciscain. L’Hôtel est surprenant puisqu’il renferme un véritable musée. Beaux-Arts, arts décoratifs, archéologie, art napoléonien ou même contemporain, il renferme de très riches collections. A deux pas d’ici, se trouve la belle Eglise Saint-Martial. Sa nef unique, d'origine romane est couverte d'un berceau de bois, et éclairée de baies tréflées ouvertes dans une arcature du chevet plat. Si je vous amène jusqu’ici c’est pour que vous puissiez admirer les lithographies découvertes dans ses murs en 1960. La ville est parsemée d’autres petits monuments religieux tels que l’Eglise Saint André bâtie dans un style néo-gothique et l’Eglise Notre-Dame, la néo-romane. Afin de nous immerger plus intensément dans la culture locale, je vous propose de nous arrêter devant la Maison des Arts et Traditions Populaires du Berry. Nous nous trouvons en réalité dans les anciennes écuries restaurées de la Manufacture Balsan. L’endroit nous évoque la vie rurale de la fin du 19ème au début du 20ème siècle. Nous voici plongés dans le passé, au temps où les habitants revêtaient coiffes et costumes traditionnels. Instruments aratoires, outils artisanaux, objets de la vie quotidienne provinciale se trouvent étalés sous nos yeux. Changement d’univers avec Apollo, la Maison de l’image. Pendant plus de 60 ans, ce cinéma a fait partie intégrante du quotidien castelroussin. Fermée durant une longue période, il bénéficie aujourd’hui d’un second souffle. Pas le temps de s’éterniser, nous regarderons le film une autre fois. La ville fleurie offre de magnifiques promenades. Depuis la prairie Saint Gildas, nous nous préparons à longer la Vallée verte. Hérons, chauves souris et ragondins, de petites bêtes plus ou moins sympathiques nous accompagnent. Nous allons des jardins des Cordeliers jusqu'à l'hippodrome en passant par le jardin public et le parc Daniel Bernardet. Ce dernier permet aux adeptes de la planche à voile de pratiquer leur sport favori sur un lac de huit hectares ! Terminons notre escapade par un passage dans le quartier Saint Christophe. Nous découvrons ici quelques vestiges de l’ancienne abbaye bénédictine de Saint-Gildas. Cet endroit animé accueille chaque année de traditionnelles manifestations telles que la fête des Vignerons (20 janvier) et le pèlerinage automobile.
Châteauroux est une ville mouvementée accueillant de nombreuses manifestations. Théâtre, concerts et danses, le Bals’arts s’ancre un peu plus chaque année. En juin, c'est le Vendredi…Musique avec ses concerts gratuits, suivi de près par le Festival inter-ethnies. Les Nocthalies, festival de théâtre arrive en juillet et la Biennale de Céramique contemporaine en août.
N’oubliez pas, cet été rendez-vous à Châteauroux pour profiter de toutes ses festivités.
Article publié par Candice R. Epik-art, le portail de l’artisanat |