|
Au bas de cette montagne la ville commença à se développer et à voir le nombre de ses habitants croître régulièrement. Dès l’an 1000, les premières chanoinesses firent leur apparition à Remiremont mais la période où elles furent les plus influentes s’étend du 15ème au 17ème siècle. Ces filles de bonnes familles vivaient dans le palais abbatial qui, aujourd’hui encore, est attenant à l’église récemment rénovée. De ce riche passé religieux la ville garde de très beaux souvenirs. Au Saint-Mont, le monastère a disparu il y a bien longtemps, mais ses ruines sont toujours présentes et non dénuées d’intérêt. Elles peuvent se visiter mais ne sont accessibles qu’à pied ce qui permet de faire une petite randonnée, qui au passage dévoilera son étonnant pont des fées dont l’origine mystérieuse remontrait au 7ème siècle. Au cœur de la ville ce sont les chanoinesses qui ont laissé quantité de marques de leur passage : De riches maisons dans le plus pur style 17ème siècle, le palais abbatial dont une partie abrite maintenant l’hôtel de ville et le tribunal, ainsi que l’église majoritairement gothique. Autre particularité de cette petite ville vosgienne, ses arcades. En effet, la rue principale de la ville est bordée des deux côtés par de grandes arcades qui permettent de déambuler sans crainte du mauvais temps. Celles-ci datent du 18ème siècle et font le bonheur des passants : à l’abri des intempéries en hiver et de la chaleur en été. Enfin, malgré sa petite taille la ville est dotée de deux musées consacrés à l’artisanat local et à l’histoire de la ville. Il est même possible d’y voir un tableau du célèbre peintre Georges de la Tour intitulé Le Veilleur à la sacoche. Remiremont doit son surnom de coquette au fait qu’il s’agit d’une ville très fleurie et que les fontaines y sont nombreuses. En pleine saison la ville est très animée et voit les touristes affluer en grand nombre. Donc si vous partez en escapade en Lorraine et plus particulièrement dans les montagnes des Vosges, n’hésitez pas à faire un petit crochet par Remiremont la coquette. Article publié par Céline A. Epik’Art, portail de l’artisanat |