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Périgueux tire son nom de la tribu gauloise des Petrucorii. Leur nom est cité la première fois lors des conquêtes de la Gaule par Jules César. Cette tribu a d’abord vécu sur les hauteurs de l’actuelle ville de Périgueux avant d’aller s’installer dans la vallée et d’y fonder la ville de Vesunna. Cette ville a beaucoup prospéré lors de l’époque romaine : aqueducs, temples, villas, arènes, entre autres, s’y trouvaient. C’est lors du troisième siècle que la ville prit le nom de la peuplade qui l’occupait, les Pétrucores venaient de donner naissance à Périgueux. Au neuvième siècle, un monastère fut érigé en l’honneur de Saint-Front, ce qui créa, comme souvent, une nouvelle cité aux alentours du monastère. Plus tard, la ville de Périgueux, située dans la vallée, devint la propriété du Comte du Périgord et de l’évêque tandis que le monastère attira une attention telle qu’il devint une ville à son tour, appelée Puy-Saint-Front. Il faut attendre le douzième siècle pour que les deux villes acceptent de ne plus en former qu’une seule pour traverser l’histoire. Quand il aurait été facile pour les habitants de ces deux anciennes rivales de se lancer dans des querelles fratricides telles que l’ont connues d’autres villes, Périgueux reconnaît aujourd’hui encore, par sa devise, la loyauté de ses habitants : « Fortitudo mea civium fides », c'est-à-dire « je tire ma force dans la fidélité de mes citoyens ». La Cathédrale Saint-Front permet de faire connaître la ville à travers la France d’abord et l’Europe ensuite car elle constitue, en plus d’une merveille pour le regard, une étape pour le pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. Et figurez-vous qu’elle inspira le Sacré Cœur à Paris ! Périgueux tirera par la suite une grande richesse de l’industrie des chemins de fer. En effet, la cité est placée idéalement pour pouvoir revendiquer la possibilité de réparer les locomotives après un long périple (pour l’époque, évidemment) depuis Paris. Autant dire que le curieux qui souhaite découvrir cette belle ville de Périgueux ne sera pas déçu par les quelques jours qu’il y passera. Article publié par Victor A. Epik’Art, le portail de l’artisanat d’art. |