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La visite s’avérerait riche en découvertes, c’est pourquoi nous nous sommes d’abord rendus dans les rues piétonnes du quartier commerçant. Ce fut pour nous l’occasion de remplir notre panier de spécialités locales : quelques gourmandises comme les confiseries , les chocolats et un peu de vin et de bière pour nous désaltérer, avec modération il s’entend. Quelques achats chez les artisans Audomarois pour nos proches, et nous sommes enfin prêts à sillonner les rues de Saint-Omer. La chance nous souriant, nous sommes en plein jour de marché , il faut dire qu’ils sont au nombre de trois. Nous rencontrons quelques personnes de la ville qui nous content l’attrait fabuleux de cette place où se tient le marché du samedi depuis le Moyen Age. Les étals à perte de vue nous obligent à lever quelques peu les yeux. A ce moment, il n’y a pas de mots qui viennent à l’esprit : stupéfaction, émerveillement, écrasement, etc. tous conviennent pour décrire la situation. Un caractère pittoresque ressort de la vue d’ensemble des maisons, le paysage est hétérogène par ses façades, ce qui est renforcé par la discontinuité des toits et cheminées. On tourne la tête et nous admirons sans ciller l’Hôtel de Ville à la façade monumentale d’où se détachent des colonnes doriques. Deux autres bâtiments continuent de nous déconcerter : le bâtiment de la scelle, de style flamand auquel s’oppose l’ancien bailliage au style « classique » qui s’imposa à partir du XVIIIe siècle. Nos esprits retrouvés, nous continuons notre visite de la cité. Nous marchons en suivant les rues sinueuses de l’époque médiévale où s’impose au bout la cathédrale Notre-Dame. D’après ce que nous avions lu sur elle, elle n’était à l’origine qu’une modeste chapelle qui n’a cessé de s’agrandir pour être considérée de nos jours comme la plus belle église médiévale du Nord-Pas-de-Calais. Une légende voudrait qu’un roi de France y soit entré en cheval, nous avons voulu suivre ses traces, nous ne l’avons pas retrouvé, mais des merveilles se sont présentées sous nos yeux. Des vestiges d’un dallage sculpté du XIIIe siècle au tableau de Rubens : « La Descente de la Croix » en passant par l’horloge astrolabe au mécanisme intact de Pierre Enguerran de 1558, l’épanouissement est total. Au cours de notre visite, nous nous sommes également attardés sur d’autres monuments tous aussi beaux les uns que les autres comme le Palais de Justice à l’intérieur pesant. « Nous avons failli perdre pieds dans les marais en cherchant à nous rendre devant les ruines romantiques de l’abbaye Saint-Berthin, heureusement que nous avions à disposition des barques typiques de nom de Bacôve pour profiter des remous de l’eau. Alors que nous regardions le dernier édifice religieux, nous fûmes détournés par le chant des cygnes qui nous frôlaient. Le cadre idyllique par excellence. » Fatigués par notre périple durant lequel nous avions souvent la tête en l’air, nous avions envie de nous reposer en nous rendant à l’arboretum. Le repos n’était alors qu’une illusion, tout du moins en ce qui concerne notre détente physique. De la verdure à perte de vue, c’est la peinture qui s’est dessinée devant nous. Délimités en partie par les anciens remparts de Vauban, un jardin de style français et un autre de style anglais, où se dressent une centaine d’arbres rares et un charmant kiosque, se sont accaparés les lieux. Ce ne sont pas moins de 20 hectares qui encouragent à la promenade en couple ou en famille. Le soleil se couchant, nous retournons flâner quelque peu dans le quartier commerçant pour nous régaler encore des spécialités de la ville avant de reprendre le cours de notre visite des villes de France à bord de l’Epik’art. Article publié par Manuel P. Epik'art, le portail de l'artisanat |