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Le Moulin Maurice ou le respect de la tradition meunière
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Meunier. Un métier autrefois très courant et qui aujourd’hui n’est plus qu’un lointain souvenir dans la mémoire collective. Je m’interroge alors : Y a-t-il encore de véritables meuniers en France ? Existe-t-il toujours une manière traditionnelle d’écraser le grain pour en faire de la farine ? J’ai trouvé la réponse en rencontrant Marie-Claire et Philippe Maurice.
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C’est en Bourgogne, et plus précisément en Côte d’Or qu’ils sont installés dans leur moulin vieux de plus de 200 ans. Chez les Maurice on est meunier de père en fils depuis 4 générations ! Cela fait 35 ans que Philippe exerce avec passion son métier et c’est tout naturellement que sa femme l’a suivi dans cette voie il y a déjà 9 ans.
La meunerie, Philippe est tombé dedans quand il était petit puisqu’il s’agissait du métier de son père. C’est avec lui qu’il a appris toutes les ficelles du métier et tout son savoir-faire. Sa femme quant à elle, s’occupe de préférence de la partie administrative et comptable. En effet, avec une formation dans le social et un emploi dans la presse à Paris, rien ne destinait Marie-Claire à la meunerie. C’est la rencontre avec son mari qui a tout changé.
Si le travail du meunier est principalement d’écraser le grain, c’est loin d’être sa seule tâche. En effet, tout commence par le choix et l’achat des blés en ferme, puis vient l’écrasement du grain jusqu’à la farine. Selon le type de farine souhaitée, le grain sera écrasé plus ou moins finement. Ensuite la farine ensachée dans des sac de 50 kgs pour les boulangers et 5 kgs pour les particuliers. Arrive enfin toute la partie commerciale avec le démarchage, les livraisons et la vente aux boulangers, la vente dans les magasins de la région et bien sûr au moulin même. Parallèlement à tout cela, nos deux meuniers tentent de développer la vente de leurs produits sur Internet.
Lorsque j’interroge Marie-Claire sur la satisfaction que lui procure son travail sa réponse est immédiate : « Elle est immense mais bien souvent tempérée par la difficulté de travailler dans un contexte où les grosses structures ont de tels moyens qu’il est difficile de trouver sa place » m’avoue-t-elle. C’est aussi une des raisons pour lesquelles Philippe et Marie-Claire ne prennent jamais de congés. Il leur faut travailler tous les jours pour pouvoir faire face à la difficile concurrence des grands. Heureusement le marché des particuliers est de plus en plus demandeur de farines artisanales et originales comme seul un moulin tel que le moulin Maurice est en mesure de leur apporter aujourd’hui. C’est sur cette réconfortante idée que s’achève mon entrevue avec Marie-Claire Maurice que je laisse retourner à son très cher moulin. Crédit photo : Le moulin Maurice
Article rédigé par Céline A. Epik’Art, portail de l’artisanat d’art |
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