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Originaire de Cambrai, Marie-Hélène Machalart est issue d’une famille qui compte de nombreux artistes : on y trouve un professeur d’histoire de l’art à l’université de Valenciennes ou encore un professeur aux Beaux-Arts de Cambrai. La restauratrice explique avec un grand sourire qu’à une époque, elle y passait quatre à six heures par semaine. Pour être tout à fait complet, elle tient à souligner que son père tenait un magasin d’articles religieux. Après avoir fait quelques années aux Beaux-Arts, Mme Machalart se lance dans le droit des affaires, dans des études de lettres et travaille en entreprise durant une dizaine d’années. Elle comprend alors qu’elle doit se recentrer sur une activité artistique. Un jour, une dame lui demande de restaurer une de ses sculptures. Elle commence son apprentissage de la restauration. Elle explique : « Je ne me suis jamais sentie artiste ». Il lui a ainsi fallu du temps et beaucoup de travail avant de se lancer dans la restauration d’objets de valeur. Il existe trois domaines dans la restauration : la restauration de peintures, celle de meubles et du bois en général et celle de faïence, céramique, porcelaine. C’est pour cette dernière branche qu’a opté Marie-Hélène Machalart. « Le vrai métier, c’est de réparer un vieux plat en faïence en refaisant les agrafes qui se trouvent à l’intérieur et dissimuler ensuite les brèches à l’aérographe, ou à l’aide de vernis teintés. Mais les assiettes et les plats, cela m’ennuie un peu », sourit la restauratrice. Petites sculptures, miniatures en ivoire, voire même peintures, voilà plutôt le domaine où s’épanouit la créativité de Marie-Hélène Machalart. Article publié par Victor A. Epik’Art, le portail de l’artisanat d’art. |