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Son parcours ? Elle nous l'explique en quelques mots : « Autodidacte en matière de mosaïque, j'ai d'abord pratiqué seule, puis j'ai organisé des initiations variées en arts plastiques pour les enfants, pendant 4 ans au Gabon. Après une formation annexe aux Beaux Arts de Dijon, j'ai décidé d'en faire mon métier ». Elle a donc choisi de suivre une formation aux Beaux-Arts de Dijon. Fière de ce parcours atypique mais couronné de succès, elle décide de former de nombreux stagiaires. «Je me souviens à chaque fois des semaines et des mois de bataille pour acquérir tel ou tel geste, quand j'ignorais encore que je créais Ma technique de coupe et de construction. Aujourd'hui chaque geste, chaque volonté de coupe est conceptualisée et matérialisée par une technique que j'ai appréhendée et j'ai en quelque sorte crée ma propre école de mosaïque ». Sa priorité reste évidemment de répondre aux commandes de ses clients. Si le client d'un ébéniste sait exactement ce qu'il veut comme réparation sur une commode ancienne, le client d'un mosaïste est souvent bien loin de savoir tout à fait ce qu'il veut. C'est pour cela que les conseils ainsi que l'expérience de Mme Soufflet sont des éléments essentiels de sa réputation. Son regret principal vient du manque de reconnaissance de la mosaïque en tant qu'art à part entière en France : « Quand on me demande ce que je fais, je réponds : Artiste et je m'amuse à attendre. Car 90% des gens me demandent immédiatement quel genre de peinture je fais... Alors j'ajoute : Artiste mosaïste. Là les gens perdent leur sourire parce que je les transporte en Mésopotamie, qu'on a tous oublié depuis l'école, et cela demande un effort d'entrer dans le monde inconnu de l'autre ». Si vous croisez un mosaïste, vous êtes maintenant prévenu ! Article publié par Victor A. Epik'Art, le portail de l'artisanat d'art |