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Différentes techniques: La poterie ne fût pas inventée au même moment par tous les hommes. Comme il n'y avait aucun des moyens de communication modernes à l'époque, une invention ne pouvait se propager autrement que par la voix, et chaque « pays » se devait lui-même d'inventer cet art. C'est pourquoi la poterie apparût pour la première fois au Sahara il y a plus de 12000 ans et au Proche Orient vers -7500. Finalement, la poterie ne s'est vraiment imposée qu'en 6000 AV-JC, où cette technique commençait à se développer. Les premières techniques qui apparaissent, pour mettre en forme la pâte argileuse, sont le creusage d'une motte et le montage au colombin. La première consistait à creuser une motte dans de l'argile à l'aide d'une pierre puis de battre la forme ébauchée. Le montage au colombin consistait à saisir de l'argile et de le rouler sur une surface, comme on pourrait le faire aujourd'hui avec de la pâte à modeler par exemple. Cela avait pour effet de créer des cylindres plus ou moins longs, utilisées essentiellement dans la construction de maison. Cette technique possédait tout de même un inconvénient, celui de créer des objets très lourds, difficilement transportable. Bien sûr, ils pouvaient également enrouler le colombin comme ci-dessous pour former un récipient. 
A cette époque, pour cuire l'argile, on empilait les vases ou autres récipients à l'air, puis on plaçait du combustible au dessus du tout, et on les laissait reposer. Mais très vite des fours sont apparus, plus pratique pour contrôler la température (on pouvait déjà atteindre les 1300°C au 2ème millénaire AV-JC en Asie) Une autre technique, dite de la « plaque », consistait à créer des plaques de terre à l'aide de rouleaux. Les différentes plaques ainsi obtenues étaient assemblées pour donner le dessin de l'objet final. Cette technique, bien que très rapide, possédait néanmoins ses défauts. En effet, il n'était pas vraiment possible de faire des objets anguleux. Toutefois on pouvait créer des objets cylindriques en roulant les plaques sur elle-même, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous. 
La technique du « tournage » a fait son apparition aux alentours de 400 ans AV-JC. On peut dire qu'elle révolutionna la poterie, car elle permit d'obtenir des formes beaucoup plus libres, en fonction de l'habilité du potier. Cette technique consiste à placer l'argile sur un tour. Celui-ci se met à tourner et le potier n'a plus qu'à façonner l'objet avec ses deux mains pour lui donner la forme souhaitée. Cette technique permet d'obtenir des objets révolutionnaires pour l'époque, fabriquant des pièces beaucoup plus légères qu'avec les techniques précédentes. 
Pour finir, il existe également la technique du moulage ou coulage qui consiste à d'abord créer un moule de plâtre, puis de verser la terre sous forme liquide (que l'on obtient par injonction d'eau). Comme le plâtre possède la propriété d'absorber l'eau, il va absorber la barbotine (c'est le liquide formé d'eau, de défloculant et de terre). Une fois que la pâte est séchée et que l'eau est évaporée, le démoulage sera facilité et on pourra retirer la pièce facilement. Une fois que la pièce a bien séché, le potier peut corriger les imperfections en façonnant l'objet avec des outils. Voici des exemples de poteries par civilisations : Art de la Grèce antique :
Vous pouvez retrouver toutes ces techniques grâce aux musées qui parle de la poterie comme celui de Sèvres ou de Rouen. Barbotine: Pâte délayée dans de l’eau, dont on fait des ornements que l’on applique sur des poteries. Défloculant: Agent liquéfiant, par exemple soude ou verre soluble. |