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L’émail a fait son apparition dans l’Egypte antique. Les Egyptiens connaissaient les procédés de l'émaillerie, on peut penser qu'ils auraient utilisé cette technique peu onéreuse pour des figurines, symboles et objets de culte usuels, de même que pour les statues, si souvent ornées de pierres, de bronze et d'ivoire. L’essor de l’émail vient vraiment de Byzance. L'émail est fondu sur du métal précieux et les cloisonnés restent généralement de faibles dimensions. Les musées et les églises conservent un nombre considérable d'émaux byzantins, ottoniens et carolingiens. L'émaillerie en Occident : L'émail connaît un essor important en Europe au cours des deux derniers siècles av. J.-C. L'émail est alors employé dans l'ornement des bijoux et des fibules. Mais c’est surtout à la fin du 15ème siècle, grâce à une nouvelle technique que l’émail a refait son apparition en France cette méthode est celle des émaux peints. L'origine de ce procédé est sans doute italienne, mais le centre de production le plus réputé devient Limoges à partir du 15ème siècle. L'émail a occupé une place importante dans l'histoire de l'art. Elle est aujourd'hui en voie de disparition. L’émaillerie artisanale tente de survivre avec la minutie et la patience qu'elle exige.
Les différentes techniques de l’émaillerie . L'émail cloisonné : Comme l'indique leur nom, les cloisonnés consistent à séparer le support émaillé en segments de différentes grandeurs en traçant des dessins à l'aide de fil d'argent ou de fines lamelles de métal . Une fois le dessin reproduit, on les fixe avec une colle dénommée "gomme adragante" qui disparaîtra avec la cuisson. Les cloisons délimitent ainsi un certain nombre de cuvettes, correspondant aux différentes zones de couleurs. : il suffit ensuite de déposer l'émail dans chacune des cuvettes, et de cuire l'objet émaillé.
L'émail champlevé : L'émaillage champlevé est réalisé en gravant une surface métallique (habituellement une plaque assez épaisse de cuivre) de manière à ménager de petites cavités. Ces creux sont remplis d'émail qui est ensuite chauffé. Après cuisson, l'émail vitrifié se solidarise avec son support. Le ponçage égalise la surface, la dorure masque l'apparence vile du métal. Avec cette technique, on peut émailler soit le fond, soit le motif du dessin. Très souvent, lorsque le fond seul est recouvert d'émail, le motif est gravé sur cuivre à l'eau forte. Parfois, l'artiste qui champlève exécute aussi quelques cloisonnements pour souligner certains détails délicats de l'oeuvre, comme le visage ou les vêtements

L'émail peint : La technique de l'émail peint consiste à recouvrir une plaque de métal d'une couche d'émail blanc cuite. Le dessin est ensuite appliqué sur le fond blanc. Chacune des couleurs doit être chauffée séparément parce qu'elles n'entrent pas en fusion à la même température. Traditionnellement, on applique les couleurs au pinceau, mais on utilise également la pulvérisation ou la peinture à la bruine
L'émail sur basse-taille : Le procédé de la basse-taille, dérivé du champlevé, est appliqué à l'argent ou à l'or. Le métal est gravé ou martelé à diverses profondeurs, en fonction du dessin. Les dépressions sont ensuite remplies d'émail transparent, à travers lequel on peut voir le dessin situé en dessous.
Epik-Art vous propose également de visiter le musée de la mosaïque et des émaux de Briare dans la région du Centre.
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