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La laine devait être lavée dans de l’eau chaude puis séchée. Leur travail consistait à battre les fibres pour en retirer la poussière, étape essentielle avant de blanchir et de filer la laine. Les fileuses assemblaient les fibres et les torsadaient soit en les frottant entre les paumes de leurs mains soit en utilisant une quenouille. Elles devaient ensuite se mettre à 3 sur un métier à tisser. Là un travail minutieux les attendait : tendre et croiser les fils alternativement par dessus et par dessous à angle droit. Sous l’ancien Régime, le tissage devient le travail du paysan et constitue un revenu non négligeable. Cette industrie textile avait tendance à se développer davantage en milieu rural. Le travail s’effectuait dans des conditions éprouvantes. Les tisserands marqués par leur teint pâle travaillaient chaque jour pendant quatorze à dix-sept heures. Ils exerçaient leur activité la plupart du temps dans leur propre cave ou l’air et la lumière peuvent à peine pénétrer. Avec le 19e siècle, les tisserands voient leurs revenus baisser à cause du déclin de l’industrie toilière et de la modernisation du filage.
Aujourd’hui, le métier de tisserand est en voie de disparition. Leur travail consiste toujours à entrecroiser les fils de chaîne (fils formant la longueur du tissu) et les fils de trame (fils constituant la largeur du tissu). Les professionnels utilisent les métiers mécaniques mais aussi les métiers à bras. Dans ce cas, ce sont les bras et les jambes de l’artisan qui engendrent le mouvement des divers éléments. Il est encore utilisé pour l’apprentissage, la reproduction d’étoffes anciennes, l’échantillonnage de l’artisanat mais aussi pour l’élaboration de tissus sophistiqués de luxe.
Attention, n’importe qui ne peut pas exercer cette profession. Si vous souhaitez devenir tisserand, vous devrez suivre une véritable formation, l’idéal étant d’obtenir un diplôme des métiers d’art. Le plus apprécié est le DMA arts textiles et céramiques, option arts textiles qui s’obtient en 2ans. Vous pouvez également suivre une formation professionnelle continue, accessible aux initiés mais aussi à ceux qui souhaiteraient se perfectionner. venaient d’être tissées, elles étaient tellement rêches que les grandes dames les faisaient d’abord porter par leurs servantes pour les assouplir un peu.
Article publié par Candice R. Epik-art, le portail de l’artisanat
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