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Avant de commencer notre visite, il convient de rappeler brièvement qui était ce grand homme. Christian Dior est né en 1905 à Granville et est issu d’une famille de riches industriels. Il grandit alors dans un environnement luxueux et prend vite goût aux jolies choses ; il ne tardera pas d’ailleurs à confectionner lui-même des déguisements. Après la Grande Guerre, Christian Dior part pour Paris, où il fera la connaissance d’artistes comme Jean Cocteau et Max Jacob. Malgré la volonté de sa mère à lui faire embrasser une carrière diplomatique, il quitte l’Ecole des Sciences Politiques en 1926 sans aucun diplôme en poche. C’est alors qu’il ouvre une galerie d’art dans laquelle il expose les œuvres de Dali et de Matisse. Mais le malheur le rattrape et Christian Dior est obligé de revendre la quasi-totalité de ce qu’il possède. Il vit ensuite de la générosité de ses amis, et, 10 ans plus tard, il est embauché par Le Figaro Illustré, en tant qu’illustrateur. Sa passion d’enfance se rappelle vite à lui et il commence même à vendre ses croquis à des noms aussi prestigieux que Nina Ricci ou Balenciaga. En 1938, il est engagé comme modéliste par Robert Piguet et commence à se faire un nom. Après la Seconde Guerre Mondiale, il rencontre le célèbre Marcel Boussac qui investit plusieurs millions dans une maison à son nom. C’est à cette époque qu’il fait ses débuts dans la Haute Couture. La suite, vous la connaissez. Il collabore avec Pierre Cardin et adopte un style qui lui est propre. L’inventeur du « New Look » met la femme en valeur, lui redonne le goût de plaire et le plaisir du luxe. Le couturier surprend, séduit et lance finalement, en même temps que sa première collection, sa toute première société de parfum. Ses défilés font le tour du monde et ses créations font tourner la tête des belles, il devient le couturier des stars. Il s’éteindra en 1957, en Italie, « rappelé par Dieu pour rhabiller les Anges ». C’est dans la maison d’enfance de Christian Dior, la villa « les Rhumbs », que s’est tout naturellement installé le musée qui lui est consacré. Sur trois niveaux, cette bâtisse de style Belle Epoque expose des modèles de Haute Couture. Les magnifiques jardins à l’anglaise qui l’entourent sont l’œuvre d’une autre artiste, Madeleine Dior, la mère du couturier. A l’intérieur, tout est grandiose. On se prendrait même pour une riche héritière ou une princesse de conte de fées. Les tenues sont plus magnifiques les unes que les autres, on peut même y assortir les accessoires, chapeaux, chaussures, sacs, gants et bien sûr parfums et cosmétiques. Ici, on réalise les rêves de toutes les petites filles : se laisser aller au milieu des créations haute couture. Le musée propose aussi une exposition de tableaux et de photographies originales. Après autant de luxe, il est temps pour moi de prendre un petit bol d’air. Je me balade entre la roseraie et le mur d’eau, des images encore plein la tête. Soudain, un objet particulier m’intrigue. C’est un diffuseur de parfum. J’apprends qu’il y en a 12 disséminés un peu partout dans le parc. C’est en réalité une exposition olfactive qui rend hommage aux dandys d’hier et d’aujourd’hui en proposant un redécouverte des plus grands parfums de Christian Dior. Me voilà ressortie de ce musée original plein de magie et de rêve. Alors n’hésitez plus mesdames, et seules, entre amies ou avec votre conjoint, vous serez forcément séduites. Musée ouvert du 1er mai au 21 septembre 2008 Rue d'Estouteville 50 400 Granville Article rédigé par Cathy P. Epik’Art, le portail de l’artisanat. |