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La faïencerie de Longwy
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C’est en 1798 que fut fondé la faïencerie de Longwy, en Lorraine, à la frontière belge et luxembourgeoise. Elle connut un rapide succès et fournit durant un temps les Maisons Impériales de Napoléon Premier.
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En 1872 Amédée de Carenza maria la technique des émaux à celle de la faïence de Longwy. L’Art Déco s’intéressa à ces faïences si particulières et permit aux émaux de Longwy d’atteindre une envergure internationale : Leur renommée s’étendit à toute l’Europe et traversa même l’Atlantique. Aujourd’hui encore, les plus grands designers apportent leur créativité à la faïencerie.  La création d’émaux de Longwy demande une technique très particulière : - Un modèle en plâtre est débord réalisé puis il est moulé afin de donner naissance au moule qui servira à créer ensuite les vraies pièces. - Dans ce moule est versé de la barbotine (kaolin, argile et eau) qui en séchant va prendre une consistance solide et devenir une future œuvre d’art. L’opération prend 4 à 5 heures. - Une fois démoulée, la pièce va continuer de sécher durant 24 heures. Des racheveurs sont alors chargés de gommer les traces de joints et de rendre la pièce plus lisse grâce à une éponge. - La pièce est ensuite cuite une nuit entière à 1000°C. Ressort du four une pièce entièrement blanche que l’ont appelle le biscuit. - On dessine à l’encre noire les futurs dessins de la pièce sur le biscuit créant ainsi des alvéoles. - Enfin, chacune des alvéoles est remplie à la main d’émail coloré. Cette opération s’effectue goutte par goutte car l’émail sèche instantanément une fois posé. - La pièce est ensuite cuite à 750°C durant toute une nuit avant de se voir apposé des dorures qui nécessiteront une ultime cuisson à 600°C. - L’étape finale consiste à passer de la terre de sienne sur l’émail de la pièce afin de faire ressortir ses craquelures.
 Vous l’aurez compris, la faïencerie de Longwy fait preuve d’un savoir-faire traditionnel qui a su traverser les années pour continuer de nous apporter aujourd’hui encore des œuvres colorées et fantaisistes. Article publié par Céline A. Epik’Art, portail de l‘artisanat
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