|
La manufacture de Samadet à vu se développer différents types de production. Les faïences monochromes et blanches se sont développées de 1732 à 1831 puis les cul-noirs et les terres à feu leur ont succédés de 1750 à 1831. Ce genre de faïence est sans décor donc plus économique à produire. Elle constitue le fond de commerce de la manufacture et la majorité de sa production. Vers 1750, les habitudes alimentaires se transforment et un nouveau type de faïence plus résistant à la chaleur apparaît. Toutefois, il n’en reste que très peu d’exemplaire car ces objets étaient utilisés au quotidien et n’ont pas provoqués l’intérêt des collectionneurs. Différents types de décors se sont succédés au fil des années. Les « camaïeux bleus » utilisent toutes les nuances d’une seule couleur alors que les « décors à la terrasse » sont composés d’une terrasse herbeuse ou rocheuse sur laquelle figurent des personnages ou des animaux. Vers 1770, ce sont les « décors floraux » qui se multiplient puis le « décor à la touche » suivra les années noires de la révolution. Ils sont souvent constitués de petits poèmes ou de paysages.
Le musée dévoile aussi bien les secrets des techniques de façonnage, de cuisson, de décoration et les décors de plus de 250 pièces du XVIIIe siècle.
Mais quelles sont les origines du musée de Samadet ? C’est l’abbé Charles Maurice du Bouzet de Roquepine qui décida en 1730 de créer cette faïencerie. Il obtint peu de temps après le monopôle de la fabrication de la faïence dans un rayon de vingt lieues et pour vingt ans. La direction de l’entreprise fut confiée à Le Patissier. A la mort de l’abbé, c’est son neveu, le compte d’Astorg qui devint le propriétaire. Mais lorsque Le Patissier se fit assassiné, la direction revint à son neveu, Le Vaudoyer. Ensuite, la fabrique fut vendue au baron d’Yzès, futur compte d’Arène. Durant l’époque révolutionnaire, plus d’une trentaine d’ouvriers travaillaient à la faïencerie. Toutefois ce nombre va décroître considérablement d’année en année à cause de la terrible concurrence de la faïence fine venue d’Angleterre. En 1819, il ne restait déjà plus que 6 ouvriers dans cette fabrique. En 1842, les bâtiments son vendus et l’activité cesse définitivement. La production de Samadet a été particulièrement abondante durant plus d’un siècle. Assiettes, plats, verrières, bougeoirs, bibelots, écritoires, bassins, pots à eau… la vaisselle fabriquée était très diversifiée et destinée aussi bien à la salle à manger, au salon, qu’aux toilettes. Le musée propose également une approche inédite de la table bourgeoise du Moyen Age à nos jours. Divers objets sont présentés mais les arts de la tables comprennent également le décor, les meubles, les us et coutumes et la gastronomie qui caractérisent chaque époque. Une approche légitime dans une région ou la gastronomie a toujours su réunir les hommes. Par ailleurs, une maison de la céramique contemporaine privilégiant ces arts de table permet aux visiteurs de prolonger leur visite en admirant les pièces des céramistes européens les plus réputés.
Alors si vous souhaitez passer un bon moment et découvrir tous ces trésors,rendez-vous au musée de la faïence de Samadet. Dépêchez-vous, les visites sont gratuites du 1er février au 31 mai 2008 ! 2378 route de Hagetmau 40320 Samadet Tél : 05 58 79 13 00 Fax : 05 58 79 69 10
Article publié par Candice Roux Epik-art, le portail de l’artisanat.
|